Placer
ce site dans vos favoris
Panique à
bord
Réaction
d'alarme - fausse alarme
Hyperventilation
Importance
de la découverte et de la maitrise respiratoire
Sensations
paniquantes
Tension
musculaire et déséquilibres
Outils
Idées-clés
Réaction
d'alarme - fausse alarme
Une crise de
panique est une réaction d'alarme. Le corps réagit comme
s'il y avait agression réelle, il se mobilise pour faire face au
danger. Mais les manifestations physiologiques de la panique, utiles dans
le cas d'une agression réelle, deviennent inadaptées donc
gênante pour une personne qui n'a pas besoin réellement de
"sauver sa peau".
C'est en celà
qu'on appelle une crise de panique une fausse alarme : le corps réagit
comme s'il y avait danger réel, alors qu'il n'y a pas de danger
réel. On se demandera donc nécessairement pourquoi
le sujet pense une danger, voit un danger ou le ressent là où
il n’y en pas. Ce questionnement concerne essentiellement l’abord cognitif
(cf panorama thérapies) du TPA. Mais apprendre à connaître
les manifestations physiologiques, à prévenir leur apparition,
à restaurer en fait une dimension de contrôle sur la situation
fait également partie d’une remise en cause de l’agoraphobie : on
a essentiellement peur de se que l’on ne connaît pas. Nous allons
donc aborder quelques éléments prépondérants
de la dimension psycho-corporelle du TPA. L’hyperventilation et les tensions
musculaires.
Haut
de page
Hyperventilation
Quand on panique,
le corps vit donc une alarme comme si il y avait un danger réel.
Quand on se bat, on respire plus vite (pour fournir plus d'oxygène).
Ce réflexe de défense, dans le cas de l'anxiété
va créer un phénomène nommé hyperventilation.
La parenté
du Trouble panique avec le syndrome d’hyperventilation voire la spasmophilie
(terme français dont on se demande s’il est crédible) est
évidente. Une grande quantité de sujets souffrant de Trouble
Panique présente ce phénomène d’hyperventilation.
Qu’est-ce
que l’hyperventilation ? Il s’agit de l’augmentation de la quantité
d’air qui ventile les poumons. Nous l’avons vu, le Trouble Panique est
une fausse alarme : l’hyperventilation apporte en fait trop d’oxygène
pour un corps au repos.
Pour être
plus précis, le système respiratoire respecte un équilibre
entre oxygène et dioxyde de carbone. Cet équilibre est fluctuant,
en fonction de l’activité du sujet. Un corps au repos n’aura pas
les mêmes besoins qu’un corps répondant à une activité
sportive. La demande est différente mais les proportions oxygène
/ oxyde carbonique sont préservées. Dans le cas des crises
de panique, la proportion est modifiée. La respiration trop rapide
et profonde apporte trop d’oxygène. Les conséquences sont
multiples : trop d’oxygène dans le sang, constrictions des vaisseaux
sanguins, alimentation moins importante du cerveau en oxygène, alimentation
plus faible des tissus…
On peut résumer
ainsi l’hyperventilation : en respirant trop vite et trop fort, on sature
le «réseau». Les échanges se font moins bien,
le cerveau, les tissus sont moins bien alimentés. Bien que non-dangereuses,
ces manifestations vont entraîner des réactions en chaîne
:
w Moins d’oxygène
au cerveau :
- Etouffement
- Vertige
- Sentiments
d’irréalité
- Sensation
de tête vide
- Troubles
visuels
w Moins d’oxygène
dans les tissus :
- Tensions
musculaires
- Fourmillements
- perceptions
corporelles en tous genres étranges et inquiétantes
- Problèmes
circulatoires (main moites, froides…)
- Accélération
du cœur (qui veut compenser les manques)
w Par effet-ricochet
:
- Transpiration
: le corps a chaud, la transpiration entre en jeu pour le refroidir
- Oppression
respiratoire, douleurs thoracique, impression d’étouffer : la respiration
thoracique forcée, artificielle et violente produit des tensions
musculaires, douleurs…
En observant
le cortège infernal de symptômes, on comprend très
vite que l’hyperventilation est un phénomène important de
la crise de panique, sinon le phénomène central. Rétablir
une impression de contrôle par l’individu de ses crises passe nécessairement
par une «éducation respiratoire».
Haut
de page
Importance
de la découverte et de la maîtrise respiratoire
La respiration
est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif
que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation
du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire
est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique.
D’un point
de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel
n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de l’anxiété
et de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que
cette relation est bilatérale :
La vie
psychique influe sur la respiration
La respiration
influe sur la vie psychique
Il parait évident
dans le cadre du TPA, de révéler cette relation bilatérale,
si nécessaire, et de mettre en place un système de communication.
Les exercices psycho-corporels, relaxations, visualisations, futurisations…
sont des outils puissants de prise de conscience en ce domaine. On introduit
ici des moyens où le sujet développe un savoir et des compétences.
Haut
de page
Sensations
paniquantes
Des scénarios
très répandus des crises de panique :
- Oppression
respiratoire, impression d’étouffer
Il s’agit
là d’un cercle vicieux. La peur engendre des tensions musculaires.
Ces tensions musculaires provoquent une impression (impression fausse)
de manquer d’air. Pour répondre à cette impression de manquer
d’air, la respiration devient forcée (thoracique, plus rapide et
profonde). La respiration renforce les tensions musculaires. Le sujet encore
plus l’impression de manquer d’air etc…
- Etourdissement,
tête vide, troubles de la vision, sentiment d’irréalité
Quand on hyperventile,
il y a plus d’oxygène dans le sang : les parois vasculaires se contractent,
les vaisseaux sanguins diminuent. Cette contraction des vaisseaux sanguins
diminue légèrement l’apport en oxygène du cerveau,
sans danger, mais provoquant ces sensations désagréables.
- Spasmes
musculaires, tremblements, contractions musculaires en tous genres
Le peu de
gaz carbonique dans le sang provoque un phénomène nommé
alcalose : les concentrations de magnesium et de calcium dans les tissus
musculaires sont déréglées mais reviennent à
la normale quand l'alcalose disparaît (on peut d’ailleurs s’interroger
sur l’utilité des prescriptions de magnesium dans le cas du diagnostique
abracadabrant de spasmophilie.
Quelques peurs
:
- Sensations
paniquantes
Palpitations
: «je vais faire une crise cardiaque»
Remarquant
une baisse de l’apport en oxygène de certaines régions du
corps, le cœur accélère.
Lors d’une
crise de panique, le flux-reflux au niveau du cœur est multiplié
par deux. Quand un sujet fait du sport, la même activité est
multipliée par 5, et même par 7 pour un marathonien. La resistance
du cœur ne peut donc être prise en défaut.
- Sensation
de manquer d’air : «Je vais étouffer»
Cette sensation
n’est qu’une impression créée par des tensions musculaires
dans la région épaules – gorge – cou – nuque. Ces tensions
provoquent une respiration réduite et la dite impression de manquer
d’air. La respiration appartient au système neuro-végétatif.
Ce système est autonome. Quand on dort, par exemple, on continue
à respirer. Si le corps venait à manquer d’air, il prendrait
une grande respiration, comme pour le nageur qui revient à la surface.
On ne peut donc étouffer du fait d’une crise de panique.
- Vertige :
«je vais m’évanouir»
Les vertiges
des paniques n’ont rien à voir avec un éventuel évanouissement.
La crise de panique est une alarme, moins de sang afflue au cerveau. Ceci
est sans danger, mais par contre change les perceptions corporelles. Les
tensions du haut du corps, la respiration thoracique haute accentuent le
phénomène. Il y a modification des perceptions (du même
genre que le mal de terre des marins), non pas perte de connaissance. Le
corps est prêt au combat ; la perte de connaissance est exclue.
- Jambes molles
: «Je vais tomber»
Lors d'une
crise de panique, le sang a du mal à circuler, les vaisseaux sanguins
se dilatent. c'est l'accumulation du sang dans les jambes qui provoque
ces sensations. mais la tonicité musculaire est toujours présente
(même supérieure à la moyenne). Nul risque de tomber.
- Panique générale
: «Je vais mourir» ou «je vais devenir fou»
Bien que spectaculaires
et handicapants, aucun des symptômes n’est dangereux pour la santé
physique ou mentale.
Haut
de page
Tension
musculaire et déséquilibres
Les symptômes
de l'anxiété, la respiration dysfonctionnelle témoignent
de déséquilibres tensionnels. Pour résumer, hyper-présence
du haut du corps et abesnce du bas du corps.
Haut
de page
OUTILS
|
PANIQUE
A BORD !
IDEES
– CLES
- Une crise
de panique est une fausse alarme
- Le corps
réagit comme si il y avait danger réel
- La réaction
disproportionnée du corps provoque de nombreux symptômes
- Tout symptôme
d’une crise de panique est non-dangereux et s’explique aisément
d’un point de vue physiologique.
- Les symptômes
des crises de panique sont à dominantes respiratoire et tensionnelle
(hyperventilation et tension musculaire)
- Respiration,
tension musculaire peuvent être régulés par le sujet
au moyen d’un apprentissage adapté.
- Rééducation
respiratoire, relaxation sont donc des outils éminemment thérapeutiques.
|
©
Copyright 1996-2004 - Jérôme Boutillier - Tous droits réservés.
|