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Courage, fuyons!
Comportements
anxieux
Inhibition
Evitement
et échappement
Hyperactivité
Vérification
Comportements
anxieux
L’appréhension
anxieuse, les cognitions alarmistes, les manifestations corporelles de
l’anxiété génèrent des comportements anxieux,
non adaptés au bien-être et à l’évolution de
l’individu.
1) Inhibition
: face au danger, on perd ses moyens. Le sujet, coupé de ses
ressources ne peut s’adapter. Desogarnisé, ses comportements vont
tendre vers deux extrêmes, tout aussi dysfonctionnels l’un que l’autre.
- Ralentissement
voire blocage des compétences : l’application, extrême, devient
immobilisme. Les capacités du sujet sont fortement altérées
: langage oral, capacités logiques, capacités psychomotrices,
compréhension, attention portée aux autres, au monde extérieur…
- Accélération,
fébrilité : le sujet ne contrôle plus ses compétences,
qui s’emballent : précipitation, débit verbal, erreurs logiques,
actes inconsidérés, voire agressivité.
Les comportements
anxieux sont variés. Les trois comportements suivants ont par contre
des points communs :
- Il apportent
une réassurance, relative, à court terme
- Ils participent
au développement de l’anxiété à moyen et long
terme.
2) L’évitement
: c’est le comportement anxieux par excellence. On évite la
situation anxiogène (peur d’avoir peur). Le bien-être est
de courte durée, puisque la situation n’en devient que plus appréhendée
encore. Le sujet ne développe pas ses compétences à
vivre et supporter la situation.
Qu’est-ce qui
fait peur ?
Ce n’est pas
la réalité qui fait peur mais l’image que l’on s’en fait
(on dit d’ailleurs, « s’en faire toute une montagne ») La situation
imaginée est toujours plus terrible que la situation réelle.
Comment se rassurer si on ne vérifie jamais que les craintes sont
fondées ou non. C’est la un paradoxe : la situation appréhendée
n’a jamais été réellement vécue, donc évaluée
du point de vue de sa réelle dangerosité. Le comportement
d’évitement, loin de soulager la peur, en est le premier «
carburant ». On a confiance que dans ce qu’on connaît. Et pour
connaître, il faut avoir pu rencontrer.
L’échappement
: "cousin" de l’évitement. Comportement qui survient lorsqu’une
situation n’a pu être prévu. La panique monte, le sujet se
soustrait à la situation en cours, responsable de son malaise (ou
prétendue responsable)
3) L’hyperactivité
: face à la peur, l’envie est forte de contrôler. L’hyperactivité
représente assez bien ce que l’on nomme illusion de contrôle.
Face au vide de l’inquiétude, on comble de manière illusoire,
en s’agitant. Ce comportement est d’ailleurs responsable d’effets secondaires
de l’anxiété tels la fatigue, les troubles de mémoire
ou de l’attention, les troubles du sommeil, l’incapacité à
se détendre, agressivité, phénomène d’isolement
social ou professionnel progressif… Là encore, l’anxiété
est nourrie.
4) Vérification
: voisine de l’hyperactivité, autre illusion de contrôle,
le comportement vérificateur, voire ritualisant. Plus on vérifie,
plus on doutera de soi la fois suivante. Là encore, une grosse quantité
d’énergie est utilisée, dans des actions répétitives
et parasites. Dans un état second, le sujet vérifie, mais
pris dans la tourmente, n’ancre pas les bénéfices de cette
vérification. Il doit recommencer. Là encore, le comportement
ne soulage que peu la peur et chronicise les comportements futurs.
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