L'ANXIETE





 
Définition   
Tentative de précision    
Anxiété généralisée et DSM IV  
Les problèmes de l'anxiété et de son approche    
Bref recadrage  
Anxiété et cognitions   
Anxiété et comportements  
Le processus   
Anxiété en trois dimensions  
  
  

Définition    
  
Etat affectif caractérisé par un sentiment d’insécurité, de trouble diffus. (Larousse psychologie).    

Tentative de précision    
 
Quelques facteurs communs :    
- Anticipation anxieuse : inquiétudes portées sur l'avenir (appréhension et préoccupation)    
- Malaise et tension intérieure, incapacité à se détendre.    
- Les idées angoissantes vont et viennent (à la différence de la névrose obsessionnelle).    
- Sensation d’un événement négatif imminent.    
- Etat d’hypervigilance.    
- Tristesse ou agressivité (fuite ou lutte)    
- Irritabilité, impatience, intolérance    
- Agitation, tension nerveuse et musculaire    
- Troubles du sommeil    
- l’anxiété aiguë entraîne quelques inhibitions (diminution ou arrêt d'une fonction)    
w Dysfonctionnements cognitifs (pensées, représentation mentales),    
w Altération du raisonnement, du jugement et donc des performances.    
w Troubles psychomoteurs (maladresse, capacités de réaction amoindrie, voire anihilées).  
  
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Anxiété généralisée et DSMIV    

L'anxiété aigue a été définie et caractérisée comme un trouble anxieux : l'anxiété généralisée.    
Les critères DSM IV de l’anxiété généralisée :    
1. Au moins un souci durant un mois, un jour sur deux.    
2. Préoccupation difficile à contrôler, voire incontrôlable.    
3. Au moins trois symptômes parmi :    
- Agitation, surexcitation    
- Fatigabilité    
- Trouble de concentration    
- Irritabilité    
- Tension musculaire    
- Troubles du sommeil  
4. Souci non limité (comme dans le trouble panique, la phobie sociale…)    
5. Souffrance, altération sociale, professionnelle significative    
6. Le trouble n’est pas consécutif à un abus de substance, une affection médicale ou un trouble de l’humeur ou psychotique.    
L’anxiété généralisée concerne 4,5% de la population    
Seulement 10% des sujets consultent des spécialistes.    
  
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Les problèmes de l’anxiété et de son approche     

- Trouble sémantique : l’anxiété est un terme flou. Il n’a pas ou peu de connotations médicales ou pathologiques.    

- L’anxiété est tout d’abord perçue par l’individu et son entourage comme un trait de personnalité. « Tu es anxieux », dit-on, confondant tendance acquise et mouvante avec une caractéristique figée et naturelle. Ainsi, on est (ou l’on naît) hypersensible mais on devient anxieux.  
 
- L’anxiété apparaît en général dès l’adolescence, mais il se passe en général de nombreuses années avant que des consultations soient envisagées.    

- Les manifestations somatiques qui accompagnent généralement l’anxiété ne sont pas «spectaculaires ».    
Elles sont constantes : on s’habitue, les troubles deviennent une "seconde nature". "C'est comme ça".    
Elles sont modérées : ne poussent donc pas à une démarche thérapeutique sortant de l’ordinaire.    
  
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Bref recadrage    
L'anxiété n'est pas naturelle ou innée. Il s'agit d'un apprentissage. Un apprentissage peut se remettre en cause.    

L'anxiété n'est pas un état, immobile et définitif. L'anxiété est fluctuante : elle laisse des moments de répit.    

L'hypersensibilité qui génère un terrain favorable à l'anxiété est un atout si on la considère de manière globale (attention) et non du seul point de vue (focalisation) du travers qu'est l'anxiété.
Tout est donc possible.   
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Anxiété et cognitions    

Croyances irrationnelles déterminantes :    
- L’anxiété est un fait : « je suis comme ça ». Le sujet accepte son anxiété et la vit comme quelque chose d’immuable. Un autre comportement ne peut donc pas être envisagé.    

- L’anticipation anxieuse permet la résolution du problème : illusion de contrôle    
Penser à un événement en termes négatifs et non réalistes ne permet en aucun cas de faciliter cet événement ou d’avoir le recul nécessaire pour exprimer toute ses compétences. Le conditionnement négatif influe sur la résolution du problème voire la condamne. Stress et anxiété désolidarisent l’individu de ses ressources.    

- L’anticipation anxieuse permet de ne pas être déçu en cas d’échec : illusion de maîtrise du futur. Penser le pire ne permet en aucun cas de l’éviter ou de l’atténuer.  Par conbtre, le contenu anxiogène de la situation est renforcé.   

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Anxiété et comportements    

Réponses inadaptées face à une situation problème :    
- Inhibition de l’action : blocage (psychologique ou physiologique) face, à la situation. « Je ne m’en sens pas capable ».
- Evitement : « je fais tout pour ne pas me retrouver dans cette situation ».    
- Vérifications et rituels : « je me rassure en vérifiant, vérifiant, vérifiant… » La vérification devient un rituel, s’enrobe et se nourrit de croyances diverses.    
- Actions inefficaces : «je m’agite en espérant que tout va rentrer dans l’ordre ».    
Ces conduites sont jugées dysfonctionnelles, car même si, dans un premier temps elle apportent parfois un mieux-être, à moyen et long terme elles augmentent la valeur anxiogène de la situation. Pendant qu’on s’agite, qu’on ne fait rien, qu’on évite ou qu’on vérifie indéfiniment, on ne développe pas les compétences nécessaires à l’adaptation à la situation problème.    
  
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Le processus    
  
  
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Anxiété en trois dimensions    

Le processus précédement décrit fait ressortir schématiquement un phénomène anxieux tri-partite :    
- Dimension psycho-corporelle    
- Dimension cognitive    
- Dimension comportementale    
Ces trois dimensions constituent la colonne vertébrale d'une approche psychothérapeutique  
  
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