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L'Anxiété
"Quant
aux deux passions de l'incertitude, ce sont la peur et l'espérance."
Salvatore
Veca
Définition
Tentative
de précision
Anxiété
généralisée et DSM IV
Les
problèmes de l'anxiété et de son approche
Bref
recadrage
Anxiété
et cognitions
Anxiété
et comportements
Le
processus
Anxiété
en trois dimensions
Définition
Etat affectif
caractérisé par un sentiment d’insécurité,
de trouble diffus. (Larousse psychologie)
Tentative
de précision
Le trouble
anxieux est difficilement définissable. La définition de
"peur sans objet" tient difficilement la route face aux phénomènes
tels que l'anxiété liée à des situations bien
précises, ou le trac.
On peut également
se demander s'il est utile de trouver une définition.
Quelques facteurs
communs :
- Anticipation
anxieuse : inquiétudes portées sur l'avenir (appréhension
et préoccupation)
- Malaise
et tension intérieure, incapacité à se détendre.
- Les idées
angoissantes vont et viennent (à la différence de la névrose
obsessionnelle).
- Sensation
d’un événement négatif imminent.
- Etat d’hypervigilance.
- Tristesse
ou agressivité (fuite ou lutte)
- Irritabilité,
impatience, intolérance
- Agitation,
tension nerveuse et musculaire
- Troubles
du sommeil
- l’anxiété
aiguë entraîne quelques inhibitions (diminution ou arrêt
d'une fonction)
w Dysfonctionnements
cognitifs (pensées, représentation mentales),
w Altération
du raisonnement, du jugement et donc des performances.
w Troubles
psychomoteurs (maladresse, capacités de réaction amoindrie,
voire anihilées).
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Anxiété
généralisée et DSMIV
L'anxiété
aigue a été définie et caractérisée
comme un trouble anxieux : l'anxiété généralisée.
Les critères
DSM IV de l’anxiété généralisée :
1. Au moins
un souci durant un mois, un jour sur deux.
2. Préoccupation
difficile à contrôler, voire incontrôlable.
3. Au moins
trois symptômes parmi :
- Agitation,
surexcitation
- Fatigabilité
- Trouble
de concentration
- Irritabilité
- Tension
musculaire
- Troubles
du sommeil
4. Souci non
limité (comme dans le trouble panique, la phobie sociale…)
5. Souffrance,
altération sociale, professionnelle significative
6. Le trouble
n’est pas consécutif à un abus de substance, une affection
médicale ou un trouble de l’humeur ou psychotique.
L’anxiété
généralisée concerne 4,5% de la population
Seulement 10%
des sujets consultent des spécialistes.
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Les problèmes
de l’anxiété et de son approche
- Trouble sémantique
: l’anxiété est un terme flou. Il n’a pas ou peu de connotations
médicales ou pathologiques.
- L’anxiété
est tout d’abord perçue par l’individu et son entourage comme un
trait de personnalité. « Tu es anxieux », dit-on, confondant
tendance acquise et mouvante avec une caractéristique figée
et naturelle. Ainsi, on est (ou l’on naît) hypersensible mais on
devient anxieux.
- L’anxiété
apparaît en général dès l’adolescence, mais
il se passe en général de nombreuses années avant
que des consultations soient envisagées.
- Les manifestations
somatiques qui accompagnent généralement l’anxiété
ne sont pas «spectaculaires ».
Elles sont
constantes : on s’habitue, les troubles deviennent une "seconde nature".
"C'est comme ça".
Elles sont
modérées : ne poussent donc pas à une démarche
thérapeutique sortant de l’ordinaire.
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Bref recadrage
L'anxiété
n'est pas naturelle. Il s'agit d'un apprentissage. Un apprentissage peut
se remettre en cause.
L'anxiété
n'est pas un état, immobile et définitif. L'anxiété
est fluctuante : elle laisse des moments de répit.
L'hypersensibilité
qui génère un terrain favorable à l'anxiété
est un atout si on la considère de manière globale (attention)
et non du seul point de vue (focalisation) du travers qu'est l'anxiété.
Tout est donc
possible.
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Anxiété
et cognitions
Croyances irrationnelles
:
- L’anxiété
est un fait : « je suis comme ça ». Le sujet accepte
son anxiété et la vit comme quelque chose d’immuable. Un
autre comportement ne peut donc pas être envisagé.
- L’anticipation
anxieuse permet la résolution du problème : illusion de contrôle
Penser à
un événement en termes négatifs et non réalistes
ne permet en aucun cas de faciliter cet événement ou d’avoir
le recul nécessaire pour exprimer toute ses compétences.
Le conditionnement négatif influe sur la résolution du problème
voire la condamne. Stress et anxiété désolidarisent
l’individu de ses ressources.
- L’anticipation
anxieuse permet de ne pas être déçu en cas d’échec
: illusion de maîtrise du futur.
Penser le
pire ne permet en aucun cas de l’éviter ou de l’atténuer.
Par conbtre, le contenu anxiogène de la situation est renforcé.
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Anxiété
et comportements
Réponses
inadaptées face à une situation problème :
Inhibition
de l’action : blocage (psychologique ou physiologique) face, à la
situation. « Je ne m’en sens pas capable »
Evitement :
« je fais tout pour ne pas me retrouver dans cette situation »
Vérifications
et rituels : « je me rassure en vérifiant, vérifiant,
vérifiant… » La vérification devient un rituel, s’enrobe
et se nourrit de croyances diverses.
Actions inefficaces
: «je m’agite en espérant que tout va rentrer dans l’ordre
».
Ces conduites
sont jugées dysfonctionnelles, car même si, dans un premier
temps elle apportent parfois un mieux-être, à moyen et long
terme elles augmentent la valeur anxiogène de la situation. Pendant
qu’on s’agite, qu’on ne fait rien, qu’on évite ou qu’on vérifie
indéfiniment, on ne développe pas les compétences
nécessaires à l’adaptation à la situation problème.
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Le processus
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Anxiété
en trois dimensions
Le processus
précédement décrit fait ressortir schématiquement
un phénomène anxieux tri-partite :
- Dimension
psycho-corporelle
- Dimension
cognitive
- Dimension
comportementale
Ces trois
dimensions constituent la colonne vertébrale d'une approche psychothérapeutique
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